Le Projet "Offenbach", c'est QUOI ? 

Un regroupement de plusieurs entitées de l'agglomération Moulinoise. Tout d'abord une idée, un projet théâtral mené par la troupe Moulinoise "la Nouvelle Rampe" sous la direction de j-François CROST.

Le projet d'une année, ambitieux et une étroite colaboration avec la chorale "Mélorimes" de Bressolles dirigée par Géraldine DUBREUIL et la classe de chant de l'Ecole de Musique de Moulins sous la direction de Nadine MATHIEU.

Une aventure artistique s'ouvant à chacun, qui au travers de l'oeuvre d'Offenbach "La vie Parissienne" nous fera découvrir un nouvel horizon musical, un partenariat constructif dans la réalisation de ce projet commun.

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Quadrille au bal Bullier / Gravure G.Barry c.1860.65/ Musée Carnavalet

 

 

La vie Parisienne

Description de l'oeuvre

La Vie parisienne apparaît d’emblée comme la quintessence de l’univers offenbachien, aussi pétillante que le champagne qui enchante « le gai Paris » entraîné dans un tourbillon de fêtes et de plaisirs. Satire d’une société vouée au paraître et à l’éphémère, l’œuvre jette un éclairage désopilant sur un certain art de bien vivre dans la capitale où l’on attend les touristes du monde entier pour L’Exposition Universelle de 1867.

Créée au début de la saison 1866-67, La Vie parisienne a été écrite pour la troupe du Palais-Royal, familière du répertoire d’Eugène Labiche. Conçue comme un « vaudeville à couplets » destiné à des comédiens chantants, elle devait devenir un spectacle incontournable avant même l’ouverture de l’Exposition !

L’intrigue, sans consistance réelle, sert de cadre aux personnages typiques d’un monde insouciant jusqu’à l’aveuglement qui permet au déguisement de faire de simples domestiques des aristocrates recherchés.

Sous la folle griserie, qui culmine avec la frénésie du « cancan », perce parfois une pointe de mélancolie, vite dissipée par des couplets à la drôlerie irrésistible comme le fameux « Je suis Brésilien, j’ai de l’or » ou « Mon habit a craqué dans le dos ».  Cette peinture sans concession de Paris, cité souveraine des plaisirs, reçut du public un accueil triomphal qui se traduisit par une année entière de représentations, avec une distribution dominée par la célèbre Zulma Bouffar, maitresse d’Offenbach, et Jules Brasseur, premier d’une dynastie d’acteurs bien connus.

Après Bruxelles, Vienne, Berlin, Stockholm, New-York, Saint-Pétersbourg, la Vie parisienne  continua de triompher dans le monde entier jusqu’à sa reprise à Paris en 1873, en quatre actes.

 

PortraitRésumé

Bobinet et  Raoul de Gardefeu, jeunes dandys désœuvrés se désolent de la perte de Metella, une demi-mondaine dont ils sont tous les deux amoureux. Pour se venger de sa trahison, ils décident d’abandonner le demi-monde pour « repeupler les salons du Faubourg Saint-Germain » .

Gardefeu se fait passer pour un guide du Grand-Hôtel et prend en mains un couple d’aristocrates suédois, le baron et la baronne de Gondremarck, venus se griser de plaisirs à Paris, mais aussi un riche Brésilien, attiré par la promesse des excès de la fête parisienne.

Une fausse réception organisée pour ces touristes trop crédules mêlera monde et demi-monde, aristocrates bernés et domestiques déguisés. Quand les masques tomberont dissipant illusions et malentendus, tous finiront par se réconcilier en célébrant Paris et ses « flacons qui pétillent ».

Acte 1 : À la gare de l’Ouest

Raoul de Gardefeu et Bobinet sont venus attendre leur commune maîtresse, la galante Métella, qui arrive au bras d’un troisième homme. Le dépit les convainc de laisser la fréquentation du demi-monde pour devenir « amant d’une femme du monde ».

En se faisant passer pour un guide du Grand Hôtel, Gardefeu devient opportunément l’accompagnateur d’un couple d’aristocrates suédois, le baron et la baronne de Gondremarck.

Il leur promet de découvrir « la ville splendide » où ils sont venus, ainsi qu’un riche Brésilien, pour s’étourdir de plaisirs « danser, sauter, chanter, souper, aimer, crier ».


Acte 2 : Appartement d'un grand Hôtel

Afin d’entreprendre plus facilement la conquête de la baronne, Gardefeu a installé le couple de suédois dans son appartement en les persuadant qu’il s’agissait d’une annexe du Grand-Hôtel, malheureusement complet.  Pour parfaire la supercherie et satisfaire le baron qui veut « s’en fourrer, fourrer jusque-là », Gardefeu doit organiser une « table d’hôte », avec la complicité de la gantière,  Gabrielle et du bottier Frick et d’une dizaine de leurs amis déguisés en invités de marque.

Le Baron, porteur d’une lettre de recommandation pour Métella, a désiré faire sa connaissance. Elle lui est présentée, mais elle découvre en même temps les intentions de Gardefeu concernant la baronne. Métella, devenue jalouse, décide d’y faire obstacle.

Acte 3 : Salon particulier

Dans le grand salon de l’hôtel particulier de Quimper-Karadec, Bobinet s’apprête à recevoir le Baron de Gondremarck pour une « reproduction exacte d’une soirée dans le grand monde ».

Tous les domestiques se sont transformés «  en personnages de haute distinction et dames de haute excentricité ». Bobinet est déguisé en amiral suisse, dont malheureusement « l’habit a craqué dans le dos ».

La soubrette Pauline, devenue « amirale » doit séduire Gondremarck pendant que Gardefeu courtise sa femme. Une folie totale s’empare des convives entraînés dans une fête étourdissante où le champagne coule à flots.

Acte 4 : Grand restaurant parisien

Le Brésilien, épris de la jolie gantière Gabrielle, a organisé un souper dans un grand restaurant parisien à la mode, où Gondremarck doit de son côté retrouver Métella.

Lorsqu’elle arrive, elle lui annonce qu’elle préfère renouer avec son ancien amant Raoul de Gardefeu et qu’elle va le laisser en compagnie d’une  mystérieuse amie masquée.

A contre cœur, Gondremarck installe l’inconnue dans un cabinet particulier sans se douter qu’il s’agit de sa femme. Quand il s’aperçoit qu’il a été trompé depuis son arrivée à la gare, il entre dans une grande colère et provoque en duel Gardefeu, qu’il a retrouvé avec la joyeuse bande invitée par le Brésilien.

Tout le monde finira par se réconcilier et le souper aura lieu comme prévu dans l’euphorie générale et l’exaltation de « la vie parisienne ».